Tom à la ferme

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Pitch :

Avec Tom à la Ferme, Michel Marc Bouchard nous offre une de ses pièces les plus intimes et noires. Nous revenons aux racines du mensonge, aux racines de la radicalité et du mal, aux racines de l’amour. Personne n’est épargné, ni les protagonistes, ni le public, tanguant constamment entre des phases d’oppression et de tendresse.


          Tom, un jeune homme travaillant pour une agence de pub à Montréal, se rend dans une ferme éloignée et isolée pour assister aux funérailles de son amoureux, tué dans un accident de moto. Là, Tom rencontre Agathe, la mère de son amant, persuadée que Tom n’est qu’un ami de son fils. Tom fait aussi la connaissance de Francis, le grand frère du défunt qui est, lui, très au fait de la nature de leur relation.

           Créée à Montréal en 2011, Tom à la ferme est lauréat du Prix de la dramaturgie francophone 2011 de la SACD de Paris. En 2013, l’adaptation au cinéma de Xavier Dolan, coscénarisée par Bouchard, obtient le Prix de la critique internationale à la Mostra de Venise.

Avis de la rédaction :

Cette dernière création du collectif québécois Naceo est d’une grande sobriété à la fois en termes de scénographie et de costumes. Et pourtant, dès l’entrée des spectateurs, les comédiens allument une puissance dramatique qui ira croissante.

On se moque bien d’une absence de décor  qui suggère tout ce qu’il est possible d’évoquer avec seulement quatre chaises et une palette. Nous sommes dans un élevage de vaches laitières et si on nous posait la question, on jurerait avoir senti l’odeur du fumier. La musique est parfaitement adaptée à chacune des scènes.

Les intonations québécoises sont discrètes mais présentes. La voiture est un char. On mange du blé d’Inde (le maïs). Et quand on jure, c’est avec des mots de sacristie.

On est en empathie avec Tom, ne sachant comment s’y prendre pour faire le deuil d’un amour. On est aussi du coté de la mère qui, derrière des paroles liturgiques, semble comprendre la situation alors que le frère persiste à pousser le bouchon du mensonge.

Il n’est pas simple de dire sa vérité et de répondre à la question cruciale de la mère interrogeant  c’était qui mon fils ?  L’angoisse monte, dégoupillée par instants quand surgissent des pointes d’humour (comme souvent dans les enterrements). C’est captivant. 

Assister à un de leurs spectacles est une expérience très forte qui fait vibrer en nous des émotions contradictoires qui sont bouleversantes.

 Infos utiles :

Théâtre Atelier 44, 44 rue Thiers

À 12h00 du 7 au 18 juillet 2021, relâche le 12 juillet

Réservation au : +33 (0)4 90 16 94 31

Tarif : 16€, carte OFF : 11€.  

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est spectacle_28973.jpg.
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