A l’ombre des choses

Pitch:
« Je rêvais d’un monde protégé. Un monde vivant. Plein d’espoirs. Plus proche du ciel et de mes rêves. »
C’est l’histoire d’un couple d’artistes qui élève ses enfants dans le bruit, la musique et les rires.
C’est l’histoire d’une famille qui avait tout, et qui se retrouve avec presque rien.
C’est l’histoire de deux frères dans un foyer social, unis par un amour profond, mais contraints de se séparer pour accomplir leur destinée.
C’est l’histoire d’un gamin en quête de sa place dans le monde, tandis que son frère semble avoir trouvé la sienne : la musique.
C’est un seul-en-scène, une expérience live, adapté du roman du même nom, paru aux éditions Calmann-Lévy et lauréat du prix Envoyé par la Poste. Le roman devient une chose vivante, où le narrateur est là, face à nous.
Avis de la rédaction:
À l’ombre des choses s’ouvre sur une surprise : rien, absolument rien, dans l’affiche froide et presque clinique ne laisse présager l’intensité du moment qui va suivre. Mais dès que l’on franchit la porte de la salle, tout bascule. Une lampe, seule, éclaire le comédien et devient le fil conducteur de ce récit intime. Autour de lui, des murs tapissés de papiers, de mots, de fragments de vie, de photos : une cartographie intérieure, un paysage mental où chaque élément semble porter une part de son histoire. Le spectateur comprend immédiatement qu’il entre dans un espace où l’on ne triche pas.
Assis, replié sur lui-même, le comédien commence à raconter, Son histoire. Une histoire qui ne cherche pas l’effet, mais la vérité. Sa voix, d’abord retenue, se déploie peu à peu, et avec elle une sincérité rare. Il occupe l’espace avec une justesse qui frappe : il se lève, il traverse la scène, il vient vers nous, littéralement. On devient témoin, mémoire, parfois même acteur silencieux de ce qu’il confie. Il y a dans sa manière de se livrer une pudeur bouleversante, une précision qui ne laisse aucune place au superflu.
Les lumières et les sons, parfaitement accordés au texte, composent un écrin délicat autour de lui. Rien n’est démonstratif : tout est pensé pour accompagner le récit, pour en révéler les nuances, pour laisser respirer les silences. Ce seul‑en‑scène devient alors un moment rare, presque suspendu, où l’on se reconnaît — un peu, beaucoup, parfois douloureusement — dans ce qu’il raconte. Car son histoire, si singulière soit-elle, touche à ce que chacun porte dans l’ombre de ses propres choses.
Le public ne s’y trompe pas : la salle se lève, une standing ovation éclate, spontanée, chaleureuse, comme pour saluer non seulement le comédien, mais l’homme derrière le rôle. Celui qui, dans ses rêves comme dans la réalité, deviendra sans doute une grande et belle personne, et un comédien de premier ordre.
À l’ombre des choses est un moment de théâtre précieux, intime, lumineux. Un seul‑en‑scène qui ne cherche pas à briller, mais à toucher — et qui y parvient avec une force rare.
Info utiles:
Théâtre La Scala Provence, rue Pouquery de Boiserin
Du 4 au 25 juillet, relâche les lundis
A 11h40
Numéro de réservation : 04 65 00 00 90
Tarifs : 23€, carte off : 16€
