La p’tite bête qui monte…

Pitch:
L’histoire commence là où les contes se terminent.
La P’tite Bête Qui Monte est un seule en scène drôle, corrosif et émouvant, qui raconte de manière tendre et décalée, le combat d’un couple pour donner la vie.
Céleste, une belle poule mouillée, et Adrien son mec charmant, se marièrent, vécurent heureux, et voulurent un enfant… Mauvaise pioche, vice caché : la dulcinée avait les trompes flinguées.
Embarquez avec Céleste, anti-héroïne par excellence, dans sa bataille contre la réalité implacable de l’infertilité.
Un texte fort et un jeu puissant qui parviennent à traiter un sujet intime et délicat avec une sincérité, une fantaisie et une autodérision salvatrices.
Avis de la rédaction:
La petite bête qui monte s’impose comme un seul‑en‑scène d’une sincérité rare, porté par une comédienne qui occupe le plateau avec une intensité calme, presque vibrante. Elle raconte, avec une justesse bouleversante, ce que signifie vouloir un enfant quand le corps résiste, quand la médecine devient un passage obligé, quand la FIV et l’endométriose s’invitent dans l’intime. Le spectacle avance sans pathos, sans lourdeur, mais avec une lucidité qui frappe immédiatement. La comédienne navigue entre humour discret, gravité assumée et une forme de tendresse qui enveloppe le récit, comme si chaque mot était choisi pour ne jamais blesser, pour toujours éclairer.
La force de la pièce réside dans sa capacité à dire l’indicible avec simplicité. Les étapes médicales, les attentes, les espoirs, les déceptions, les gestes techniques deviennent matière théâtrale, mais jamais démonstration. La comédienne transforme son histoire en partage, en confidence, en traversée. Elle occupe l’espace avec une économie de moyens qui renforce l’impact du texte : un plateau nu, quelques objets, et surtout une présence qui suffit à tout porter. On la suit dans ses élans, ses doutes, ses colères parfois, ses élans de courage surtout.
La petite bête qui monte n’est pas un spectacle sur la souffrance : c’est un spectacle sur la persévérance. Sur ce désir qui monte, qui insiste, qui ne lâche pas. Sur la manière dont une femme peut se tenir debout face à un parcours médical long, intrusif, souvent méconnu. La pièce parle aux femmes, évidemment, mais aussi à tous ceux qui ont traversé un combat intime, quel qu’il soit. Elle ouvre un espace où l’on écoute autrement, où l’on comprend autrement, où l’on reçoit autrement.
Ce seul‑en‑scène est un moment de théâtre nécessaire : un récit qui éclaire, qui touche, qui donne à voir ce que l’on dit trop peu. Un spectacle qui reste longtemps en mémoire, parce qu’il parle vrai, parce qu’il parle juste, parce qu’il parle humain.
Info utiles:
Théâtre Marelle des teinturiers, rue teinturiers
Du 4 au 25 juillet, relâche les mercredis
A 19h10
Numéro de réservation : 04 65 87 91 83
Tarifs : 19€, carte off : 13.50€
