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Le Petit Poney

Pitch:

Lorsqu’ils découvrent que leur fils de 10 ans est victime de harcèlement à l’école, parce qu’il ne se sépare jamais de son sac à dos « My Little Pony », ses parents se déchirent : faut-il convaincre leur fils de changer de cartable et de gommer sa différence, pour le protéger de la violence? Ou l’encourager à s’affirmer tel qu’il est, au risque de l’exposer davantage à la discrimination? Les parents eux-mêmes sont-ils vraiment capables d’accepter que leur fils soit différent de ses camarades en tenant compte de ce qu’il veut plutôt que ce qu’ils pensent juste ?

Inspirée d’une histoire vraie, cette pièce interroge notre rapport à l’identité, au courage et à l’éducation, dans un monde ou l’acceptation de soi reste un défi.

« Le spectacle est bouleversant » Études

« Un uppercut. À voir absolument ! » Classique en Provence

Créée à Madrid en 2016, El pequeño poni (Le petit poney) a connu une vingtaine de productions à travers le monde. Présentée pour la première fois en France dans une traduction de Clarice Plasteig par la compagnie, elle s’inscrit dans la continuité de son succès au Festival OFF 2025.

Avis de la rédaction:

“Le petit poney” : un uppercut théâtral contre le harcèlement scolaire

Il y a des pièces qui racontent.
Il y a des pièces qui dénoncent.
Et puis il y a celles qui transpercent.
“Le petit poney”, texte de Paco Bezerra, mise en scène de Vincent Marbeau, fait partie de cette dernière catégorie : un théâtre qui ne se contente pas d’exister, mais qui agit, qui dérange, qui secoue, qui réveille.

Le pitch est simple, brutal, réel : un enfant de dix ans, Louis, harcelé par toute son école parce qu’il porte un sac “My Little Pony”. Une différence minuscule, un détail, un objet coloré… et pourtant, le déclencheur d’une violence collective.
La pièce interroge : faut‑il protéger son enfant en lui demandant de se fondre dans la norme, ou l’encourager à s’affirmer, au risque de l’exposer davantage ?
Et surtout : les parents sont‑ils réellement prêts à accepter la différence de leur propre enfant ?

Cécile Covès et Vincent Marbeau livrent un jeu d’une précision chirurgicale. Ils ne jouent pas des parents : ils sont ces parents. Ils portent la peur, la colère, l’impuissance, la culpabilité, l’amour… sans jamais tomber dans l’excès. Leur justesse est telle qu’on oublie la scène, qu’on oublie le théâtre, qu’on oublie le OFF. On est dans une cuisine, dans un salon, dans une chambre d’enfant, dans une école qui ferme les yeux.

La tirade finale de Cécile Covès est un moment de théâtre comme on en voit peu. Elle arrache des larmes. Elle cloue le public. Elle incarne, avec une intensité presque insoutenable, la mère qui comprend trop tard, la mère qui se bat, la mère qui hurle sans bruit. Un moment qui restera dans cette édition du OFF.

Vincent Marbeau choisit le dépouillement : pas de décor, juste un espace nu, un terrain de vérité. La lumière devient décor, respiration, tension. Un contraste puissant entre la noirceur du propos et la clarté visuelle. Un choix intelligent, qui laisse toute la place au texte et aux acteurs.

Le petit poney” n’est pas seulement une pièce. C’est une arme de destruction massive contre le harcèlement scolaire.
Elle est jouée toute l’année devant des enfants, des collégiens, des classes entières.
Elle ouvre des discussions, elle libère des paroles, elle met des mots sur ce que beaucoup vivent en silence.

Dans un monde où le harcèlement tue, où la différence dérange, où l’école peine à protéger, cette pièce est nécessaire.
Urgente.
Indispensable.

Info utiles:

Théâtre Cadencia, Place Pie

Du 4 au 25 juillet, relâche les mercredis

A 14h05

Numéro de réservation : 06 29 92 78 89

Tarifs : 20€, carte off : 14€