Péril Ordinaire
Pitch:
Un spectacle poético-punk où, le cœur serré, on se marre pour toujours, toujours continuer d’y croire.
« Bonjour, je m’appelle Camille, mon surnom c’est Kimiko et ceci est mon histoire. »
L’histoire de Camille, c’est l’histoire de nos 20 ans.
C’est l’histoire d’un quartier et d’une génération. C’est l’histoire d’une mère qui galère, d’un épicier mal luné. C’est l’histoire de deux copains qui veulent faire de la musique.
Mais surtout, c’est l’histoire du désenchantement. De la vie qui passe dans le tambour de l’alcool et de la drogue, quand on se choisit une nouvelle famille, celle de tous les dangers.
L’histoire de Camille, c’est une histoire tout à fait ordinaire.
Bien que Péril Ordinaire nous plonge dans une réalité brute, la comédienne et les 17 personnages qu’elle interprète ne nous laisse comme seul répit qu’une respiration entre un rire, un rire, un rire, un rire et une larme.
Cette histoire nous montre que quels que soient les obstacles blablablablabla… Bref. La vie c’est dur, mais le plus important, c’est de ne jamais cesser d’y croire encore.
Camille, elle sera peut-être jamais Shakira, mais elle sera Camille. Et ça, c’est déjà bien.
P.S : Et à la fin, il y a un concert.
Avis de la rédaction:
Dans Péril ordinaire, la scène devient un territoire vivant, mouvant, traversé par une multitude de voix. La comédienne, seule en scène, porte littéralement la pièce sur ses épaules — et quelle performance. Elle interprète et incarne une galerie de 17 personnages, tous issus de son quartier, qu’elle fait surgir avec une précision, une énergie et une humanité saisissantes. En quelques secondes, elle change de rythme, de posture, de souffle, et nous plonge dans un univers où chaque figure raconte une part de la vie collective : les joies, les tensions, les habitudes, les blessures, les solidarités.
Le décor est volontairement réduit à l’essentiel : une seule chaise. Rien d’autre. Ce choix radical met en lumière la virtuosité de l’interprète, qui transforme cet unique objet en banc public, en seuil de porte, en refuge, en frontière. Autour d’elle, les jeux de lumières et de son sculptent l’espace, créent les respirations, les silences, les ruptures. Ils deviennent les partenaires invisibles de ce solo, donnant à cet ovni du théâtre contemporain une atmosphère vibrante, presque cinématographique.
La mise en scène joue sur l’immersion : le spectateur est happé, entraîné dans les ruelles du quartier, témoin des confidences, des colères, des espoirs. La comédienne navigue entre humour, tendresse, tension et poésie, sans jamais perdre le fil de cette mosaïque humaine. Ce qui frappe, c’est la justesse : chaque personnage existe, respire, vit. Aucun n’est caricatural, tous sont profondément incarnés.
Péril ordinaire est un spectacle rare, un moment de théâtre où la performance rejoint l’émotion brute. Une pièce qui rappelle que le théâtre peut être un lieu de mémoire, de témoignage, de transformation — même avec une chaise, une voix, et une lumière.
Un solo incandescent, 17 personnages, et un quartier qui prend vie.
Info utiles:
Théâtre de l’Espace St Martial, rue Jean Henri Fabre
Du 4 au 25 juillet, relâche les dimanche
A 17h35
Numéro de réservation : 04 86 34 52 24
Tarifs : 18€, carte off : 12€
