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Une heure à t’attendre

Résumé :

Dans un appartement sous les toits, coupés du monde, deux hommes que tout oppose, cohabitent. Elle n’est pas là, pas encore. Pourtant, tout en elle résonne dans la pièce : son parfum dans l’air, son nom sur les lèvres, son souvenir dans les regards.
Une heure à l’attendre.
Durant soixante-dix minutes, les silences pèsent autant que les mots, révélant progressivement les failles et les vérités de chacun. Cette pièce interroge avec subtilité sur la notion de l’attente, les projections amoureuses et la perception de l’autre.
Entre tendresse et vérité, ce duel intime capte l’attention du spectateur jusqu’au dernier instant, dans une partition délicate et troublante.

Avis de la rédaction :

Aux Théâtrales d’Èze, Une heure à t’attendre a offert un moment de théâtre d’une intensité rare. Pendant une heure dix, deux hommes, emportés par la même passion amoureuse, se déchirent, se confessent, se dévoilent dans un face‑à‑face troublant. L’attente de l’Arlésienne devient le moteur d’un dialogue intime où le spectateur, presque voyeur, se retrouve happé jusqu’au malaise parfois.

Nicolas Vaude, habité comme toujours, et Thierry Frémont, absolument parfait, forment un duo d’une puissance remarquable. Leur jeu, précis et vibrant, construit la vérité amoureuse à l’arraché. Le suspense ne faiblit jamais : chaque silence, chaque aveu, chaque rupture ajoute une tension nouvelle.

La pièce de Sylvain Meyniac, remarquablement écrite, évoque par moments l’atmosphère grinçante des comédies de Harold Pinter. Le public, captivé du début à la fin, a salué ce moment de théâtre par une pluie d’applaudissements. Un duo époustouflant, une écriture ciselée, un spectacle qui marque durablement.