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Interview de Alex Aguirre

Alex Aguirre

Frédéric : Première question : comment te présenterais‑tu à nos auditeurs pour une petite introduction avant que je te pose quelques questions sur l’événement ?

Alex : Pour me présenter rapidement : je m’appelle Alexandre Aguirre, je suis originaire de Toulon. Je me suis lancé dans le stand‑up il y a quatre ans. Je suis parti à Paris pour me professionnaliser, puis je suis récemment revenu vivre dans le Sud, parce que c’est, selon moi, la plus belle région du monde ! Aujourd’hui, je poursuis ma carrière d’humoriste.

Frédéric : Cette envie de partir à Paris, comment l’expliques‑tu ? C’était pour tenter ta chance à la capitale ?

Alex : Oui. À Toulon, il n’y avait quasiment aucune proposition de stand‑up. Je devais au minimum aller à Marseille, mais je me suis dit : quitte à partir dans une grande ville, autant aller à Paris pour découvrir ce milieu. Je n’y avais jamais vécu, et ça a été une très belle expérience.

Frédéric : Cela a dû être riche en mouvements ?

Alex : Carrément.

Frédéric : Pour revenir au MDR #6, qu’est‑ce qui t’a motivé à participer au tremplin Jeunes Talents ?

Alex : C’est Anthony Joubert. On a partagé une scène, et c’est lui qui m’a parlé du festival et m’a proposé d’y participer. C’est comme ça que je me suis retrouvé dans l’aventure.

Frédéric : Tu fais souvent des festivals ou concours Jeunes Talents ?

Alex : Très peu. Celui‑ci sera seulement mon troisième. J’ai fait beaucoup de scènes, mais peu de concours.

Frédéric : Pendant deux soirs, tu vas devoir présenter 10 à 15 minutes, avec deux passages différents, en première partie d’un grand humoriste. Comment perçois‑tu ce challenge ?

Alex : Je ne vois pas ça comme un défi, mais plutôt comme du plaisir. Si je gagne, tant mieux, mais je viens surtout pour jouer dans de belles conditions. Je ne me mets pas une pression énorme : je cherche plus à profiter qu’à gagner.

Frédéric : Avec mon regard journalistique, vous serez trois sur scène. Le lauréat repart avec un prix et le défi de créer un spectacle d’une heure pour l’édition suivante. Mais même ceux qui ne gagnent pas peuvent être repérés : le festival regroupe beaucoup de professionnels, et la presse vous offre une vraie visibilité. Certains programmateurs ont déjà booké des humoristes qui n’étaient pas lauréats, simplement parce qu’ils ont eu un coup de cœur. Tu connais Anthony, et tu sais comment il fonctionne. Les deux autres têtes d’affiche, Anthony Kavanagh et Alexandre Pesle, sont aussi d’une grande humanité. Vous allez vivre trois jours ensemble, sur scène et en dehors.

Alex : Oui, bien sûr. Le plaisir reste le point principal.

Frédéric : On est hébergés ensemble, on travaille ensemble, on échange. On vous apporte nos regards professionnels et de spectateurs avertis. C’est souvent très enrichissant.

Alex : J’avoue qu’Anthony Kavanagh est aussi un argument de taille. Je suis fan depuis que je suis petit, j’ai regardé tous ses spectacles. Le voir en vrai va me faire quelque chose, je le sais. C’est particulier pour moi.

Frédéric : Tous les ans, on a de belles personnes. Certains sont plus distants, mais jusqu’à présent, sur les douze parrains professionnels qui sont venus, on a toujours eu de très beaux échanges. On a parfois des coups de cœur : Collado, par exemple, avec qui je suis devenu ami. Lolo Sinclar aussi : dès qu’il fait une tournée, il m’envoie l’info et il sait que je la relaie. Quand on vous partage sur nos réseaux, ce sont des centaines ou des milliers d’auditeurs qui vous découvrent. Cela ouvre des portes.

Dans ton spectacle, tu te classes dans quel type d’humour ?

Alex : Je fais principalement de l’humour d’observation. Je parle beaucoup d’éducation, parce que j’ai travaillé dans ce domaine : surveillant de collège pendant quatre ans, puis garçon au pair à Paris. Je viens aussi d’une famille très particulière, donc j’aborde ces sujets sur scène. En termes de blagues, je ne me ferme à rien : humour noir, jeux de mots, blagues mignonnes… Il y a de tout. Mais les thèmes tournent beaucoup autour de l’éducation.

Frédéric : Le public découvrira donc ton univers dès le vendredi soir ?

Alex : Exactement. Ce sera une vraie découverte pour le public. Est‑ce que le public du vendredi est le même que celui du samedi ?

Frédéric : Généralement oui. La salle fait 400 places, et la plupart achètent le pass pour assister aux cinq représentations. Vous intervenez sur deux soirées : vendredi et samedi. Il y a aussi une représentation le samedi matin à la Grotte de la Salamandre, un lieu atypique, avec une jauge de 50 places. Le dimanche, on a deux spectacles : le lauréat de l’année précédente, puis un spectacle de clôture. Cette année, ce sera une pièce de Jean Dell et Gérald Sibleyras.

Les deux soirées du tremplin sont les plus remplies : le samedi, avec Anthony Kavanagh, on fait salle comble. Vous jouez devant environ 300 personnes : ce n’est pas anodin. Le public vient parfois de 100 km autour de Méjannes.

Alex : Oui, donc ça ramène pas mal de monde.

Frédéric : Pour te dire, je sors de deux grands festivals : les Théâtrales d’Èze et Ramatuelle. Dans les deux, on m’a dit : « Ah mais tu fais le MDR ! » Le festival attire énormément de gens.

Alex : OK, c’est de bonnes nouvelles.

Frédéric : Troisième question : connaissais‑tu le MDR avant d’y jouer ?

Alex : Pas du tout. C’est Anthony qui m’en a parlé. Avant ça, je n’en avais jamais entendu parler.

Frédéric : Souvent, ceux qui ne connaissent pas deviennent nos meilleurs ambassadeurs ! Le MDR repose sur trois piliers : – un esprit familial (tout le monde loge ensemble), – un vrai temps de scène professionnel, – une ouverture vers la presse et les programmateurs.

Vous êtes accompagnés, respectés dans vos temps de travail, et vous repartez avec des contacts. Vous serez avec un Toulousain et une Parisienne : cela peut créer des échanges intéressants.

Alex : Oui, je sens que ça va être un bon week‑end, avec de belles occasions. J’ai hâte d’y être !

Frédéric : Nous faisons tout pour ! Les interviews vous donnent aussi de la visibilité. L’an dernier, une interview d’Anthony a fait plus de mille vues en quelques jours, et nous avons enregistré 230 réservations. Les réseaux sociaux sont un vrai tremplin.

Questionnaire de Proust – Version Provençale

Frédéric : Le défaut dont tu aimerais te débarrasser ?

Alex : L’impatience.

Frédéric : La qualité que tu aimerais avoir ?

Alex : La patience ! (rires)

Frédéric : La première personne vivante ou décédée que tu aimerais rencontrer ?

Alex : Michael Jordan.

Frédéric : Si ta maison brûle, que sauves‑tu en premier ?

Alex : Mes proches.

Frédéric : À qui aimerais‑tu dire pardon ?

Alex : À certains profs avec qui j’ai été très chiant !

Frédéric : Si tu étais un animal ?

Alex : Un aigle.

Frédéric : Une couleur ?

Alex : Le rouge.

Frédéric : Un des quatre éléments ?

Alex : L’air.

Frédéric : PAC à l’eau ou piscine ?

Alex : Piscine.

Frédéric : Ricard ou Pastis 51 ?

Alex : Aucun des deux !

Frédéric : Campagne ou Paris ?

Alex : J’aime les deux… mais je vais dire Paris.