Le Procès Fouquet
Pitch:
Un thriller judiciaire et historique.
Au sommet de sa gloire, le ministre des finances de Louis XIV, Nicolas Fouquet, est soudain jeté en prison. Voltaire résume : « À 6 heures du soir, Fouquet était le roi de France ; à 2 heures du matin, il n’était plus rien. »
Sur fond d’intrigues politiques et de rivalités au XVIIe siècle, ce procès emblématique symbolise l’autorité absolue de Louis XIV mais aussi la dépendance de l’État au monde de la finance.
Colbert et Fouquet s’affrontent dans un procès fatal.
Un duel verbal surprenant porté par deux comédiens prêts à en découdre à coups de cyniques vérités et de mensonges éhontés.
Prix du meilleur auteur, Festival d’Avignon 2018.
Avis de la rédaction:
Le public est ici le tribunal, convié à juger Nicolas Fouquet, surintendant des finances de Louis XIV, dont la chute fut aussi spectaculaire que politique. Sur scène, les témoins de cette disgrâce se succèdent : ministres, courtisans, amis ou ennemis, tous viennent éclairer les zones d’ombre d’un procès qui dépasse le simple cadre judiciaire pour devenir une réflexion sur le pouvoir, la loyauté et la grandeur trahie.
On retrouve enfin Alexandre Delimoges, que les spectateurs du Off avaient découvert il y a huit ans dans son inoubliable Gustave Eiffel, en fer et contre tous. Fidèle à son exigence de précision et à son goût pour les figures historiques, Alexandre Delimoges livre ici une interprétation d’une puissance chirurgicale. Sur un plateau sans décor, il reconstitue par la seule force du verbe et du geste les fastes de Vaux-le-Vicomte, les intrigues de cour et la chute d’un homme trop brillant pour son siècle.
Face à lui, Bernard Bollet illumine la scène, et parfois même la dépasse. Son jeu, tout en nuances, donne au texte sa respiration, ses silences et son rythme. Il incarne la rigueur, la tension, la retenue — autant de qualités qui font de cette confrontation une véritable joute verbale, où les mots deviennent armes et les lumières, complices du duel.
Ce spectacle est un pur moment de grand théâtre contemporain, en habits d’époque, où l’histoire se fait chair et émotion.
Le Procès Fouquet est bien plus qu’une reconstitution : c’est une méditation sur la justice et la mémoire, portée par deux comédiens habités. Un retour magistral d’Alexandre Delimoges, un Bernard Bollet incandescent — et un procès que le public n’est pas près d’oublier.
Info utiles:
Théâtre du coin de la lune, rue Buffon
Du 4 au 25 juillet, relâche le lundi 13
A 14h30
Numéro de réservation : 04 12 29 01 24
Tarifs : 23€, carte off : 16€ et réduit : 14€*
