Le rappel des oiseaux

Pitch:
Une ode à la révolte et à la rêverie sublimé par le danseur étoile Mathieu Ganio et le pianiste Guilhem Fabre
Dans cette adaptation du « Journal d’un fou » de Nicolas Gogol par Orianne Moretti, théâtre, musique et danse dialoguent entre petites et grandes questions existentielles : une ode à la rêverie et à la révolte sublimée par le danseur étoile Mathieu Ganio et le pianiste Guilhem Fabre.
« Une performance exceptionnelle » Crescendo Magazine
« La musique, la danse et le texte se répondent étonnamment, comme dans un miroir à plusieurs faces » L’Humanité
« Un duo hors norme » Les Trois Coups
Contact presse : Elodie Kugelmann elodie.kugelmann@wanadoo.fr
« Dirigée avec finesse par Orianne Moretti, Mathieu Ganio se révèle fascinant » Froggy’s Delight
« Présence noble et élégante, émotion à fleur de peau chez Mathieu Ganio » La Lettre du Musicien
Il y a cette petite vie, routinière, mesquine, étriquée, silencieuse, soumise.
Et il y a cette autre vie, ces autres vies, rêvées, fantasmées, folles, démesurées, qui crient la passion, la vitesse et l’espace.
Cette adaptation de l’oeuvre phare de Nicolas Gogol au théâtre par Orianne Moretti entourée du chorégraphe Bruno Bouché et créée pour le danseur étoile Mathieu Ganio, met en lumière l’expérience de la banalité de la vie et celle de la soif de vivre comme une urgence, comme un dépassement de sa condition. Par la musique, le mouvement, la poésie, la violence, l’homme, seul face à son destin, métamorphose son ordinaire dans un jeu de « tempéraments », pour atteindre l’extase ou la folie, là où se côtoient petites et merveilleuses choses du quotidien, et grandes et terrifiantes questions existentielles. Une ode à la révolte et à la rêverie.
Pourquoi Bach, Rameau… ? Pour le dépouillement de cette musique
qui revient à une mise à nu de l’âme. Pour sa simplicité quasi ascétique, d’une profondeur intense tel le chant a cappela des polyphonies médiévales, là où s’entremêlent plusieurs voix comme autant de vies : une musique qui chante le banal comme l’extraordinaire, ouverte sur plusieurs dimensions et plusieurs espaces.
Avis de la rédaction:
Il y a des spectacles qui ne se contentent pas d’être joués : ils s’imposent comme des expériences, des traversées, des vertiges. L’adaptation du Journal d’un fou de Nicolas Gogol par Orianne Moretti appartient à cette catégorie rare. Théâtre, musique et danse y dialoguent avec une intensité singulière, comme trois voix qui se cherchent, se répondent et se complètent. Sur scène, le danseur étoile Mathieu Ganio et le pianiste Guilhem Fabre composent un duo d’une puissance émotionnelle exceptionnelle, porté par une mise en scène d’une finesse remarquable.
Il y a cette petite vie, routinière, mesquine, étriquée, silencieuse, soumise. Et il y a cette autre vie, rêvée, fantasmée, folle, démesurée, qui crie la passion, la vitesse et l’espace. C’est dans cet écart que se déploie la pièce. Orianne Moretti, entourée du chorégraphe Bruno Bouché, met en lumière l’expérience de la banalité et celle de la soif de vivre comme une urgence. Par la musique, le mouvement, la poésie, la violence, l’homme seul face à son destin tente de dépasser sa condition. Le spectacle devient une ode à la révolte et à la rêverie, un jeu de « tempéraments » où se côtoient les petites choses du quotidien et les grandes questions existentielles.
Le choix de Bach et de Rameau n’est pas anodin. Cette musique dépouillée, presque ascétique, revient à une mise à nu de l’âme. Elle possède cette profondeur intense, proche des polyphonies médiévales où plusieurs voix s’entremêlent comme autant de vies. Guilhem Fabre en fait un contrepoint délicat, une respiration, un fil d’Ariane. Son piano porte le danseur étoile comme le vent porte l’oiseau. Il accompagne, soutient, soulève, relance. Le célèbre Prélude de Bach revient comme une obsession, une petite mouche qui titille Poprichtchine, une rengaine qui s’incruste dans la folie naissante.
À 42 ans, jeune retraité du Ballet de l’Opéra national de Paris, Mathieu Ganio troque les pointes pour incarner Avksenty Ivanovitch Poprichtchine. Ce passage au théâtre n’est pas un caprice : c’est une transition mûrie, travaillée, reportée, puis enfin accomplie. La première version de la pièce, déjà mise en scène par Orianne Moretti, date de 2016. Elle aurait dû être reprise en 2020, mais la crise sanitaire en a décidé autrement. Aujourd’hui, Correspondances Compagnie offre à Ganio l’occasion d’entamer une nouvelle carrière de comédien.
La performance de Guilhem Fabre est magnifique : il porte le danseur étoile comme le vent permet à l’oiseau de voler. Quant à Mathieu Ganio, il est magistral. Sa danse est d’une beauté rare, d’une fluidité presque irréelle. Il se livre sur scène pour notre plus grand plaisir, dans cette œuvre où Gogol rencontre la grâce, la folie et l’humanité. Un spectacle qui ne se regarde pas : il se reçoit.
Info utiles:
théâtre Roseau teinturiers ( la Factory), rue des teinturiers
du 4 au 25 juillet, relâche les jeudis
A 11h40
numéro de réservation : 09 74 74 64 90
tarifs : 22€, carte off : 15€ et réduit : 12€
