Les ecchymoses invisibles

Le pitch :

Face à la brutalité de Michel, Corinne a érigé des remparts de silence. Mais ce soir elle n’a d’autre choix que de se confronter au monstre de colère qui habite son mari.

Michel est policier et surtout passionné par les avions de guerre. Il vient d’acquérir de nouvelles maquettes qu’il veut montrer à Fabian, l’un de ses collègues. Il l’a donc invité à dîner et demande à Corinne son épouse dévouée et soumise de tout préparer et d’être à la hauteur. Oui mais, pas ce soir. Depuis 24 ans, Corinne est sous l’emprise psychologique, physique et matérielle de son pervers narcissique de mari. Ses enfants sont partis. Ses amis l’ont délaissée.  Il a réussi à la couper de tout et de tous en la privant de sa carte de crédit. Cela fait des années qu’elle encaisse impuissante et muette ses joutes verbales, ainsi que son chantage affectif. Aujourd’hui, la coupe est pleine. Corinne est à un tournant de sa vie. Elle a l’impression que ce soir est son dernier soir. Va-t-elle avoir le courage de le quitter pour mettre un terme à ce harcèlement moral et physique dont elle est victime ? Va-t-elle enfin ne plus se laisser rabaisser, oser répondre à ses injures et tenir tête à cet homme cultivé et respectable en apparence qu’est son bourreau de mari ? Aussi, va-t-elle se servir du SP 2022 calibre 9mn, l’arme de service de Michel, qu’elle a dans son sac ?

L’avis de la rédaction :

Cette description d’une violence ordinaire dans ce couple est bien analysée. Si d’aventure vous vous posiez la question, oui il est ici question de torture, de celle morale et physique, qui vit parfois tapie insidieusement au plus profond de l’intimité de certaines relations. Les deux comédiens incarnent avec subtilité leur rôle de souffrance. Une interprétation et un jeu des 2 comédiens qui jusqu’à la fin nous font penser que nous sommes en train de vivre une scène réelle. L’analyse des rapports sado-maso des deux personnages nous montre cette mécanique complexe de l’agresseur et l’agressée.

 Éric incarne magnifiquement si l’on peut dire le pervers narcissique. Ils devaient être à Avignon, allez les admirer dans cette salle parisienne et vous ne regrettez pas d’être venu. Du grand Art …

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Infos utiles :

Au théâtre du Théo théâtre au 20 Théodore Deck 75015 Paris.

Du 9 au 18 juillet les jeudi, vendredi et samedi à 20h15

Réservation au :  01 45 54 00 16 / 06 98 46 86 53

Tarif : 22€ et 17€